Les 15 déchets à ne jamais mettre dans un compost domestique… dont un auquel on ne pense presque jamais !

Agriculture urbaine à Mouscron

Les 15 déchets à ne jamais mettre dans un compost domestique… dont un auquel on ne pense presque jamais !

30/06/2026 Actu formation 0
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Depuis plusieurs années, chaque citoyen est invité à trier ses biodéchets et à adopter le compostage comme un geste simple en faveur de l’environnement. Mais une question revient souvent : que peut-on réellement mettre dans son compost ? À l’inverse, quels sont les déchets qui risquent de compromettre la qualité de votre compost et la vie de votre jardin ?

Pourquoi certains déchets sont-ils à proscrire ?

Depuis le 1er janvier 2024, le tri des biodéchets est devenu obligatoire. Les composteurs se multiplient dans les jardins et il est tentant d’y déposer tout ce qui semble naturel. Pourtant, un compost domestique n’est pas une poubelle organique.

Un compost de qualité repose sur un équilibre fragile entre les matières riches en azote (les matières « vertes ») et celles riches en carbone (les matières « brunes »), idéalement dans des proportions proches de 50/50. Cet équilibre nourrit une incroyable biodiversité composée de bactéries, de champignons, de vers de terre et de nombreux micro-organismes qui transforment les déchets en un humus fertile.

Lorsque certains déchets sont ajoutés, cet équilibre est rompu. Ils peuvent attirer les rongeurs, favoriser les mauvaises odeurs, transmettre des maladies ou encore introduire des substances indésirables dans le compost qui finiront dans votre sol.

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Les 15 déchets à exclure de votre compost domestique

Même s’ils sont biodégradables pour certains, ces déchets sont à éviter dans un composteur individuel, un tas de compost au jardin ou un compost partagé. Selon votre commune, certains pourront être déposés dans une filière spécifique de collecte des biodéchets ou dans un Point d’Apport Volontaire (P.A.V.).

  • Viandes, poissons et fruits de mer : ils attirent rats, souris, mouches et autres nuisibles tout en générant de fortes odeurs.
  • Pain : il fermente rapidement et attire les rongeurs.
  • Coquilles de fruits à coque (noix, noisettes…) : très dures, elles mettent plusieurs années à se décomposer.
  • Coquillages : leurs coquilles calcaires restent pratiquement intactes dans un compost domestique.
  • Épluchures d’agrumes en grande quantité : leur acidité et les traitements de conservation peuvent perturber le compost.
  • Épluchures de pommes de terre malades : elles peuvent transmettre certaines maladies, notamment le mildiou.
  • Branches épineuses ou très ligneuses : difficiles à broyer, elles ralentissent la décomposition.
  • Excréments et litières d’animaux domestiques : ils peuvent contenir des bactéries, des parasites et des agents pathogènes.
  • Mégots de cigarette : ils renferment des plastiques, de la nicotine et de nombreux composés toxiques.
  • Déchets non biodégradables : plastiques, polystyrène, métaux, verre ou textiles n’ont évidemment pas leur place dans un compost.
  • Graisses, huiles et sauces : elles empêchent une bonne aération et favorisent les fermentations.
  • Balayures et sacs d’aspirateur : ils contiennent souvent des poussières, des fibres synthétiques, des microplastiques et des résidus chimiques.
  • Cendres de charbon ou de barbecue : elles peuvent contenir des métaux lourds et modifier fortement le pH du compost.
  • Mauvaises herbes montées en graines : les graines survivent souvent au compostage domestique et germeront ensuite dans votre jardin.
  • Plantes malades, feuilles de noyer… et un déchet souvent oublié : les feuilles de laurier. Riches en composés naturels difficilement dégradables (tanins et substances aromatiques), elles ralentissent le compostage et peuvent perturber la vie microbienne lorsqu’elles sont apportées en grande quantité.

Que faire de ces déchets ?

Chaque déchet possède sa filière adaptée.

Les viandes, poissons, graisses, mégots, litières et plantes fortement malades sont généralement destinés à la poubelle résiduelle ou à la filière de collecte des biodéchets lorsque celle-ci les accepte.

Les plastiques, métaux, textiles ou cendres de charbon doivent être déposés en déchèterie.

Quant aux feuilles très riches en tanins, comme celles du noyer ou du laurier, elles sont mieux valorisées avec les déchets verts collectés par votre commune.

Les bons réflexes pour réussir son compost

Avant de vider votre bioseau dans le composteur, posez-vous simplement trois questions :

  • Ce déchet est-il gras ou d’origine animale ?
  • Contient-il des produits chimiques, des traitements, des parfums ou des résidus de pesticides ?
  • Est-il particulièrement dur, très ligneux ou très lent à se dégrader ?

Si la réponse est oui à l’une de ces questions, il vaut mieux choisir une autre filière de traitement.

Si, malgré tout, un déchet inadapté s’est retrouvé dans votre compost, inutile de tout recommencer. Retirez-le si possible, puis ajoutez une bonne couche de matières brunes (feuilles mortes, carton brun non imprimé, broyat de branches) afin de rééquilibrer le mélange. Brassez le compost pour favoriser son aération et surveillez son évolution. Un compost en bonne santé dégage une agréable odeur de sous-bois ou de terre humide, jamais une odeur de fermentation.

Un compost bien conduit est l’un des meilleurs alliés du jardinier. En respectant quelques règles simples, vous obtiendrez un amendement naturel riche, vivant et bénéfique pour la fertilité de votre sol, tout en réduisant efficacement le volume de vos déchets ménagers.